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La voiture de société perd-elle son trône ?

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En 2025, le nombre de voitures de société a diminué pour la première fois depuis longtemps. Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur l’évolution à venir, mais une chose est bien claire : pour l’instant, la courbe de croissance s’infléchit. Deux explications se dessinent : d’une part, le cadre fiscal des voitures de société change en profondeur, ce qui les rend moins attractives. D’autre part, les collaborateurs optent de plus en plus pour le budget mobilité fédéral comme alternative.

Nombre de voitures

Nombre de salariés (%)

Explication 1 : la facture fiscale monte

Depuis le 1er janvier 2026, les frais d’une voiture de société non électrique ne sont plus déductibles fiscalement. Pour un modèle électrique, la déductibilité reste pour l’instant de 100 %, mais cet avantage est lui aussi appelé à disparaître. À partir de 2027, la déductibilité des voitures de société électriques sera progressivement réduite.

À partir de
Déductibilité fiscale
2026
100 % (uniquement voitures électriques)
2027
95%
2028
90%
2029
82,5%
2030
75%
2031
67,5%

Coût total de possession (TCO) en fonction du nombre d'abonnements annuels*

Concrètement, cela représente une facture qui monte de plus en plus pour l’employeur, même lorsque la voiture est électrique. Pour une BMW iX1 (eDrive20, 150 kW) affichée à 50 900 euros au catalogue, le coût total de possession (TCO) atteint en 2026 environ 903 euros par mois. En 2031, ce coût grimpe à 968 euros par mois pour exactement la même voiture. Soit une hausse d’environ 7 % sur cinq ans, uniquement en raison de la déductibilité qui diminue.

Hausse du TCO pour une BMW iX1 électrique entre 2026 et 2031, uniquement due à la réduction de la déductibilité.

Explication 2 : le budget mobilité gagne du terrain

Parallèlement, le budget mobilité fédéral offre aujourd’hui une alternative bien développée qui séduit un nombre croissant de collaborateurs. Cette option est surtout choisie par les jeunes générations et dans les régions urbaines.

Des employés ne veulent en aucun cas échanger leur voiture de société contre une alternative.

Un quart des employés reste donc fermement attaché à la voiture, quelle que soit l’offre proposée. Pour ce groupe, il est peu utile d’imposer une alternative. Pour les trois quarts restants, en revanche, plusieurs possibilités existent. Et ces possibilités sont aujourd’hui plus nombreuses et plus pertinentes que jamais.

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