ALTERNATIVE 1
La flexibilité au service des collaborateurs
Le budget mobilité fédéral existe depuis 2019, mais il n’est longtemps resté qu’un cadre prometteur sur papier. En 2026, la situation est en train d’évoluer. De plus en plus d’employeurs adoptent ce système, et du côté des collaborateurs, on voit se dessiner un profil clair de ceux qui y ont recours, ainsi qu’une image claire de la manière dont le budget est dépensé.
Le budget mobilité permet d’offrir à vos collaborateurs la flexibilité de composer eux-mêmes leur package de mobilité parmi un large éventail de solutions de transport. C’est vous qui en définissez les conditions. La valeur du budget correspond au coût total de possession (« Total Cost of Ownership » ou « TCO ») de la voiture de société à laquelle le collaborateur a droit ou à laquelle il renonce. Un plafond relatif s’applique également : le budget ne peut dépasser un cinquième de la rémunération annuelle brute.
Montant médian du budget mobilité sur une base annuelle en 2025.
Répartir le budget selon trois axes

Pilier 1 : voiture écologique
Depuis le 1er janvier 2026, la voiture de ce pilier doit obligatoirement être 100 % électrique. Les véhicules hybrides et les voitures à faibles émissions de CO2 ne sont plus éligibles. La voiture bénéficie du même régime social et fiscal qu’une voiture de société classique.

Pilier 2 : mobilité durable
Entièrement exonéré de charges sociales et fiscales. Le collaborateur peut opter pour des modes de ‘mobilité douce’ (achat, location ou entretien d’un vélo ou d’une trottinette), des abonnements aux transports en commun, la mobilité partagée, ou encore le paiement de son loyer ou de son prêt hypothécaire s’il habite à moins de 10 kilomètres de son lieu de travail.

Pilier 3 : solde restant en espèces
Montant versé en une seule fois à la fin de l’année civile. Exonéré d’impôts, mais soumis à une cotisation personnelle du travailleur de 38,07 %.
Qui opte pour le budget mobilité aujourd’hui ?
Les chiffres font apparaître un profil clair. À Bruxelles, 16,2 % des employés ayant droit à une voiture de société optent pour le budget mobilité, contre 5,5 % en Flandre et 4,2 % en Wallonie. Surtout, près de la moitié (47,9 %) des collaborateurs qui choisissent cette formule sont âgés de 25 à 34 ans.
Salariés optant pour le budget mobilité (par tranche d'âge)
des collaborateurs qui optent pour le budget mobilité sont âgés de 25 à 34 ans.
Ce chiffre n’a rien d’un hasard. Pour les jeunes collaborateurs, la flexibilité, le mode de vie et la composition du package salarial jouent un rôle central. Les employeurs qui souhaitent aujourd’hui attirer et fidéliser les jeunes talents ont donc tout intérêt à regarder au-delà de la voiture de société classique. Le budget mobilité offre précisément le degré de personnalisation qui séduit cette génération.
« Le budget mobilité a toujours été particulièrement populaire auprès des jeunes citadins. En 2025, la progression est visible dans toutes les catégories d’âge. Les employés de plus de 35 ans découvrent eux aussi la flexibilité de ce budget, qui peut être utilisé aussi bien pour les dépenses de mobilité que pour les frais de logement. Plus les employeurs le proposent sur une base volontaire, plus son adoption s’élargit. »
- Maarten De Boeck, Spécialiste du budget mobilité fédéral chez SD Worx

Les habitudes de dépenses dans le cadre du budget mobilité sont frappantes. Seuls 4,5 % des employés optent encore pour une voiture via le pilier 1. Les autres préfèrent la mobilité durable (78,6 %) ou le versement en espèces (16,9 %). Au sein du pilier 2, le logement constitue de loin le principal poste de dépenses : 89,8 % de ces dépenses sont utilisées pour le loyer ou le remboursement du crédit hypothécaire des employés qui habitent à moins de 10 kilomètres de leur lieu de travail. Pour ceux qui habitent à proximité de leur travail, le budget mobilité fait donc de facto office d’indemnité de logement complémentaire.
Utilisation du budget par pilier
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« La possibilité de d’affecter le budget aux frais de logement est essentielle, surtout si l’on veut rester compétitif face aux employeurs concurrents. La grande majorité des employés qui adhèrent au système habitent dans un rayon de 10 km de leur lieu de travail. »
Maarten De Boeck Expert Mobilité chez SD Worx